Vieillevie
La mémoire de la commune
Vieillevie est une commune française, située dans le département du Cantal en région Auvergne-Rhône-Alpes. Sur son territoire se trouve le point le plus bas en altitude du département.
Au fil de l’histoire
Selon Jean-Baptiste de Ribier du Châtelet dans un ouvrage relatif au département du Cantal publié en 1857, le chef-lieu, Vieillevie, est un petit bourg situé sur le Lot. Il est animé par la navigation de la rivière sur laquelle on embarque beaucoup de bois destinés à faire des tonneaux. On y voit quelques maisons bien bâties et un ancien château composé de quatre tours rondes sans créneaux et en ruines. Ce château, dominant le bourg et la rivière, a une physionomie pittoresque; on y remarque encore la prison et les caveaux ; les fenêtres sont croisées, et les cheminées portent des écussons malheureusement dégradés. De pauvres gens l'habitent.
L'église est sous l'invocation de saint Laurent. Beaucoup de personnes viennent invoquer son saint patron pour être guéries des maux de dents. Une tour carrée sert de clocher.
Vieillevie était un prieuré au XIIIe siècle. Frère B. était recteur de Vieillevie en 1282 ; Zacharie Veyssier en 1557; N. Raymond de Turlande en 1371 ; Jean Lacrots en 1599 ; Jean Fleys en 1601 ; autre Jean Fleys en 1742 ; Guillaume Castanié en 1771.
L'église de Vieillevie a été illustrée par la présence du père Bridaine, qui vint y prêcher une retraite.
La seigneurie de ce lieu était divisée entre les seigneurs de Vieillevie proprement dits, le prévôt de Montsalvy, le chapitre de Conques, les religieuses de Saint-Projet, le seigneur de Junhac, etc.
Il a existé une famille de Vieillevie. Guillaume de Vieillevie, chevalier, servit en 1219 de témoin pour Henri Ier, comte de Rodez. Pierre de Vieillevie fut bailli des montagnes d'Auvergne vers l'an 1224. N. Aymery de Vieillevie, damoiseau, garde-scel de la prévôté de Montsalvy, intervint en 1282 dans un arbitrage entre les consuls de la ville et le monastère de Montsalvy. Cibille de Vieillevie était dame de la Salle, prés Montsalvy, en 1405. Antoine de Vieillevie, co-seigneur d'Auberoque, fut aussi seigneur de la Salle en 1450. Cette terre passa à Arnaud du Monastier, seigneur du dit lieu, et fut plus tard transmise à la famille de Montarnal, Antoinette du Monastier ayant épousé, en 1487, N. Amaury de Mouret de Montarnal. La généalogie montre un Guillaume de Montarnal en 1200. Plus tard, le fief de Montarnal passa, par alliance, à la famille de Mouret qui en prit le nom. Amaury de Mouret devint seigneur de Vieillevie par son mariage avec Antoinette du Monastier. Leur fils, Gaspard de Mouret, fut seigneur dudit lieu, de Montarnal, Châteauvieux, Montlausy et du château de Vieillevie, etc. Il vivait en 1527, et avait servi avec distinction, ainsi qu'Amaury, son père. N. Antoine de Mouret était gentilhomme de la chambre du roi et seigneur de Vieillevie en 1510. Victor de Mouret, baron de Montarnal, seigneur de Vieillevie, Pagas, etc., fit ses preuves en 1666 devant M. de Fortia, intendant d'Auvergne. La famille de Mouret de Montarnal s'était alliée avec celles d'Escorailles, Murat, Merinhac, La Valette, (Lardailhac de Groslée , etc. La terre de Vieillevie fut unie à celle de Junhac. En 1777, François Figeagols de La Grange, trésorier de France à Montauban, portait le titre de baron de Montarnal et possédait les seigneuries de Vieillevie, Junhac, etc.
Vieillevie a donc été à partir du Moyen Âge le siège d'une seigneurie, comme en témoigne son château. Selon Jean-Baptiste de Ribier, la seigneurie de Vieillevie relevait de la baronnie de Calvinet.
Selon Jean-Baptiste de Ribier, le lieu-dit : Les Tensouses, était un ancien fief qui a appartenu à la famille de Trémouille, puis à la famille de Conquans. Noble Hugues de Conquans était seigneur des Tensouses en 1580, et Guillaume en 1589. En 1636, Bernard de Conquans, seigneur des Tensouses, fut blessé à mort dans un duel avec Louis de Vielval, seigneur de Favars. Avant la révolution de 1789, la propriété des Tensouses appartenait au sieur de Figeagol, qui en était seigneur en 1777.
Parmi la liste des seigneurs successifs de Vieillevie reconstituée à partir d'archives, nous citerons :
Guillaume de Vieillevie, chevalier et seigneur de Vieillevie, né vers 1175 et vivant en 1219,
Pierre de Vieillevie, né vers 1200, chevalier, seigneur de Vieillevie et bailli des montagnes d'Auvergne en 1224,
Aimery de Vieillevie - a priori petit-fils du précédent - né vers 1250, damoiseau, seigneur de Vieillevie et garde des sceaux de la prévôté de Montsalvy,
Rolland de Vieillevie, né vers 1275, seigneur de Vieillevie,
Jean de Vieillevie né vers 1300, seigneur de Vieillevie, dont notamment une fille :
Souveraine de Vieillevie, dame de Vieillevie, née vers 1325 et mariée à Guy de Vixouze vers 1345.
Les origines du nom
Le nom de la localité est attesté sous la forme latinisée Veteri Via au XIVe siècle.
Le sens global est celui de « vieille voie, vieille route ».
Selon Jean-Baptiste de Ribier du Châtelet dans un ouvrage relatif au département du Cantal publié en 1857, la commune de Vieillevie dépend du canton de Montsalvy et de l'arrondissement d'Aurillac. Elle est bornée au nord par celles de Cassaniouze et de Junhac; au sud, par la rivière du Lot, qui la sépare du département de l'Aveyron (commune de Sénergues) ; à l'est, par la commune de Montsalvy et le département de l'Aveyron (commune d'Entraygues), et à l'ouest, par le ruisseau du Soulou, qui la limite du côté de la commune de Cassaniouze. Elle est arrosée par le Lot et les ruisseaux du Soulou, de l'Espau, de la Bouriotte, de la Croie ou de Fournico, de Comberousse, etc.
Un patrimoine à découvrir
Château de Vieillevie du XIe siècle Inscrit MH (1993).
Église Saint-Laurent.
Le paysage et le village
Entre Saint-Projet-de-Cassaniouze et Entraygues-sur-Truyère, Vieillevie est un village au bord du Lot, typique et chaleureux.
C'est l'endroit topographique le plus bas du Cantal avec 188 mètres d'altitude.

